trente-deux trente-deux

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20/12/2007

Ile de Paques





Et je m’y prends tard. Problèmes avec internet. Bouhou.
Et Menche avait dit qu’elle le ferait.

Alors droit au but.
Les moais. Gros blocs de pierre + chignons rouges.
Les moais sont, selon les habitants de l’île, des souvenirs de morts particulièrement honorables. Les moais devaient protéger les villages. Au début des guerres tribales, les ¾ des Moais de l’île ont été abattus... histoire qu’ils se déchargent de leur mana (leur pouvoir, Oo) et nous laissent répandre le chaos et la désolation partout sur cette île sans poser de question.
En fait, on ne sait pas grand-chose de ces Moais, et rien n’empêche d’élaborer des thèses tellement géniales toutes autant qu’elles sont. Une idée qui circule: les Moais sont ce qu’il reste du continent Mû. (En fait, je ne sais pas non plus de quoi je parle. Y en a qui savent. Si si, vraiment.)


L’île fait 20 kilomètres de long, et nous y passerons 5 jours. 2 jours avec des visites et choses à faire.


Le reste à trainer paisiblement dans les rues de Rapa Nui.

Nous sommes un groupe de 7.
Michouuuuuu et son frère Guy. Karen & Olivier. Nous 3.


Michou trouvera aussi au détour d’un sentier, Théo. Théo voyage depuis 20 ans avec sa flute et son passeport dans un petit sac en toile beige qu’il porte sous son bras. Il est américain, et s’est installé à Hawaï. Théo a sorti un disque de méditation par la flute et gagne sa vie en étant généreux. Chez lui, on l’appelle Théo le dauphin. Parce qu’il nage avec les dauphins sauvages. Il aime la mer. Et les grottes. Il veut la paix dans le monde. Et il rigole aussi quand… parce que je suis niaise -_-‘ et trop terre à terre, j’éclate de rire quand il raconte les dauphins. Bref. Théo est par-dessus tout, un exemple de tolérance.

Nous sommes au même hôtel que Karen et Olivier. Nous décidons de dîner tous les 5 la veille de leur départ. A l’hôtel ce soir là, un spectacle de danse, locale évidement… D’abord quelques vahinés. Le rythme s’intensifie, et voilà que débarquent les vaillants guerriers. Ils dansent pour le groupe des tables en face de nous, ils nous font dos. Ce que nous voyons est alternativement curieux. Amusant. Vraiment intrigant. Inquiétant. A mourir de rire. Ils bondissent dans leurs petits pagnes en feuilles de palmier. Ils poussent des cris barbares. Leur public : une majorité de femmes de 60 ans et +. Soudain, un guerrier encore plus valeureux que les autres fait son entréE vêtu d’un string en cuir de bison (affirme Clémence, sûre d’elle), tatoués sur ses fesses, deux soleils qui sourient. Lui, raconte dans sa langue l’histoire de ses ancêtres. Ou quelque chose comme ça.


Avion dimanche soir.

01/12/2007




7heures, débarquement sur l’île de Magdalena. Île couverte de pingouins... Le ‘pingouin de Magellan’ est petit. Il manque vraiment de se ramasser à chaque pas qu’il fait. Régulièrement, il se ramasse. Et il repart l’air de rien… avec le plus de fierté possible. Clémence lui imagine des plans de domination du monde. Les pingouins pêchent, ils creusent. Ils vivent au fond de trous qu’ils font dans la terre. Avec un peu de chance et d’attention on peut apercevoir des petits au fond des nids. A perte de vue nous avons donc des pingouins et des gilets orange.


11 :00 ; Bye le bateau. Punta Arenas, Chili, se dispute avec Ushuaia le statut de la ville la plus australe, au Sud, du monde. Ushuaia est plus au sud, mais, est plus au sud beaucoup plus petite et moins importante que Punta Arenas… alors le Chili revendique. D’Avis, on entame la longue route vers le parc de Torres del Paine. On arrive à Puerto Natales en fin d’après midi. Lendemain encore de la route… On s’approche du parc et P. est heureux. Ses « ooooh » se font plus fréquents et plus longs. A gauche, à droite et à perte de vue ; de l’herbe. Et des moutons. « Des mo(ooooh)utons de PATAGONIE ! ». Bientôt, des Guanacos (plus proches de la vigogne que du lama, mais plus grand, et moins sauvage), dans le ciel, des condors. Loin, la tête dans les nuages : Las Torres. Youpi.



Deux nuits dans le parc. Un parc essentiellement aménagé pour la marche.


Parmi les choses à faire quand on n’aime pas ça on nous propose des circuits à cheval. Alors nous partons dans le vent. Moi sur Picasa, Poupi sur Picaflor. La ballade doit durer 8 heures. Très vite Felipe donne le ton. « Vous voulez galoper ? Alors. Tayö* ». On s’arrête parfois pour attendre P. qui préfère endurer le trot plutôt que d’entendre parler de galoper. Quand il nous rattrape, on l’entend pester pour « le droit du cheval à se reposer parfois ». 3 heures et … facile après 2, 3 kilomètres de plat à toute allure dans un pré au milieu de bœufs ; on descend et on mange. Retour au ralenti. La propagande P.ienne a merveilleusement fonctionné.

28/11/2007

Pour l'extermination totale des castors dans les forêts du bout du monde. (...)

(Lundi)
Notre première excursion est une marche sur une île ; habitée il fut un temps par les Yaganas qui vivaient là nus. Il pleut et mes 3 épaisseurs de pulls ne suffisent pas, j’ai froid. Sur la route, on cueille des champignons (jaunes, ronds, et sans goût), des baies (de la forme de petites pommes, avec un arrière goût amer et très bonnes malgré tout). On s’arrête devant un barrage de castors, quelques branches (pas plus qu’il n’en faut), placées simplement comme il faut où il faut. Les castors ont été introduits par les Canadiens très récemment. Et menacent l’équilibre de l’éco système. Le gouvernement Chilien cherche à s’en débarrasser. Si vous voulez aider la Patagonie avec des idées nouvelles, des solutions révolutionnaires et ingénieuses… manifestez vous auprès de l’ambassade chilienne la plus proche de vous ^^. (S’ils ne savaient pas de quoi vous vouliez parler, indignez-vous.) Au sommet de l’île, un panorama superbe : la mer, les montagnes enneigées au loin, le « via Australis » là, paisible, quelques nuages, pas trop de lumière ; de superbes photos en perspective. Et 2 minutes de silence qui s’imposent.






Ce soir en remontant, une femme attend dans l’escalier. Elle m’attrape par le bras, me prend entre 4 z’yeux et se lance dans un loooooooOong monologue et dont je ne comprendrai que le « si ? Estas de acuerdo ?» de la fin. Sans vraiment plus de forme, Clémence et moi sommes engagées comme modèles pour le « défilé international » du soir. Je me trouve un ravissant imperméable rouge, Clémence un « machin bleu » (dixit elle) une casquette et un sac en plastique ; avec nous une Australienne, un Fidjien, un Allemand aussi traumatisés et arrivés là par hasard que nous ; et deux espagnoles. Qui gèrent. Elles. Il s’agit de faire le tour de l’escalier la tête haute, les épaules droites, le sourire aux lèvres, sans se laisser éblouir par les flashs aux alentours. Bwef.


La soirée s’enchaine avec une partie de Bingo. Et une 3ème manche que P. pense gagner. En fait, il n’a rien compris au principe de cette partie, et les espagnols menacent de le jeter à l’eau. Il s’en sort.



(Mardi)
Moi j’aime le petit déjeuner des lèves tôt… Bon. C’est un mauvais moment à passer. Jusqu’à 16 heures nous sommes complètement libres. A 16h, visite de deux glaciers depuis les zodiacs. Il pleut. Un peu de neige, les souvenirs de la veille… une sœur absolument pas motivée. Un père pas plus enthousiaste. La décision est vite prise. Le tour dure trois quart d’heure, le temps de 5 ou 6 parties de tarot à 3, et notre 4ème joueur nous rejoint. 18h : nous regagnons notre chambre.


19 heures, la voix off s’exprime. Rdv au salon du pont n*3.
Un reportage sur les pingouins, une patte de crabe et une discussion autour de notre ancêtre hollandaise (sic), un dessert au chocolat plus tard, c’est l’heure d’un cocktail d’adieu. Une dernière partie de belote. L’union des gauchers fait la force, et c’est une mauvaise soirée pour P.





Demain 6h55, les pingouins !



(et parce qu'il faut surement le voir pour le croire ... les images du défilé (héhé))

quelques généralités


On embarque sur le « Via Australis ». Le bateau est super. 4 étages, 2 salons, 1 bar, 1 relativement grande salle à manger et des serveurs adorables. Nous sommes 7 français, regroupés à la même table. Avec nous le premier soir, un couple de Canadiens ; d’Alberta, la femme écrit en free lance et me donne des idées ^^’. Le lendemain ils se sont réfugiés sur une table d’Australiens. A chaque repas, un questionnaire. Des questions d’abord sympas > puis plus sympas du tout. « Le nom du très méchant dans Harry Potter > Les noms des 4 zodiacs du bateau, des 5 voiliers de Magellan ». Bref. Je crois que personne n’en sait rien, mais il faut ! remplir les blancs, tous les moyens sont bons. Tout le monde part et revient avec des guides touristiques, d’autres livres sortis tout droit de la bibliothèque de la réception, les serveurs sont intégrés dans les équipes, et sont vraiment très très pratiques parfois, on épie les conversations dans les couloirs (et etc. évidement). Victoire finale de la table 7, de Barcelone. :x Ils s’en vont avec 4 pin’s.


Le matin … on pourrait dormir. Et tout parait prévu pour que l’on dorme ; petit déjeuner jusqu’à 11heures, rideaux magnifiquement opaques, excursions seulement l’après midi… Mais c’est sans compter les annonces de la réception… Le haut parleur nous appelle pour les déjeuners, pour les sorties en zodiac, pour les coupes de champagnes au 4ème pont, pour les jeux en tout genre… il nous invite aussi au « petit déjeuner des lèves tôt ». Auquel nous sommes tous conviés dès 6 heures. L’annonce se fait en espagnol, puis en anglais et est répétée deux fois. Le haut parleur est à hauteur de mon oreille et je n'ai aucun moyen d’y échapper.


En attendant les excursions ; le soir au bar et un peu à chaque fois qu’on a un peu de temps, on joue aux cartes. Au tarot. A la belote. A la bataille corse. Avec les supers jeux tout neuf qu’on a reçu de Martinique. La vie est belle. :)

12/11/2007

[Porque no te callas]




De Calama, 2 heures d'avion vers Santiago. Où nous nous enterrerons une semaine dans un hotel confortable. Pas grand chose à dire de cette semaine. Les hotels tous complets nous avons atterris dans un genre de mini appart. Vraiment mieux donc. A quelques mètres d'un centre commercial. Une semaine là. Avec du saumon et des chocapics. Une télévision et Spiderman 2 qui passe en boucle. Parfois on se hisse jusqu'au salon. Bref.

Le libérateur du Chili était un O'Higgins. Et oui, Ash, vous êtes partout.


Les 6 chiliens que j'ai vu écrire jusqu'ici étaient gauchers.


Le Pudu est un animal ravissant. Quoi que j'ai pu en dire -_- *


1 dollar = 500 pesos chiliens. 1 euro à peu près = 666 pesos chiliens.
Et je n'ai plus aucune idée de la valeur de rien parce que la conversion est trop compliquée spontanément pour mon petit esprit littéraire.


Thomas et Céline m'ont assurés que je ne saurais plus que faire de leurs louanges. Et oui. A assumer maintenant. ^^


Une carte non timbrée (shame on me) n'est pas une carte perdue. Elle est agrafée à une autre carte, en situation régulière, et envoyée avec. Et ça peut être embêtant parfois. ><

07/11/2007

déserts, suite et fin.



4/11 En route vers les lagunes. Journée sur le salar avec seulement un arrêt sur l’île del pescado , pour ses cactus. Au sommet de l’île, des cactus, mais aussi une vue d’à peu près 360° sur le sel, et un autel d’offrande à la Pachamama. Qui nous inspire ; à partir de maintenant, Clémence sera Paule, Papa: Jimmy. Sur le sel, des séances de yoga et d’étranges chorégraphies, séances de photos aussi. Bref c’est la fête. En bas avant de repartir, Nestor nous propose une chouette expérience : « A 3, en fermant les yeux et les mains sur les oreilles, tu fais 150 pas vers un point que tu définis là bas. » Un, deux, trois. Je rate mon départ, rouvre les yeux. Jimmy et Paule sont partis d’un pas décidé. Au bout de quelques secondes pourtant, Jimmy entame une boucle. Au bout de ses 150 pas, il a fait complètement demi-tour ; il ne comprend pas. Paule a assuré.


On s’arrête à San Juan. Là s’entame un grand débat. Jimmy ou Kenny ?
et sur le coup, on s'est beaucoup amusé. (arg.........)

5/11 Ce soir on dort dans un refuge à Laguna Colorada (en bas à droite> la lagune en question [rouge pour sa population crustacée]) ; j’y pense dès ce matin, ça fait plusieurs semaines qu’on nous en parle, il parait que des gens y sont morts de froid. Non, en fait c’est pas vrai. Soit. Jolie Journée. Et bonne nuit finalement. Le refuge en question est même assez confortable. Vers 18 heures, le soleil se couche sur la lagune ; Nestor me faire croire que le spectacle vaut le vent et la solitude. Je passe ¾ d’heure assise sur une pierre. Quelques autres touristes un peu plus loin… Je ne sens plus mes mains, et commence à comprendre qu’il n’y a rien à voir ; d’ailleurs ça y est je suis vraiment complètement seule ; je rentre. Demain grand suspens : Chili or not Chili. Soit on a notre papier et notre périple s’arrête là ; soit non et on remonte à la Paz.



6/11 Laguna Verde (en bas à gauche) + Geysers ><> Fax. Pas Fax. Papier ? San Pedro ? La Paz… hum. Téléphone depuis la post-frontière bolivienne. Pas Fax. Le temps d’imaginer un retour à La Paz ; et un super douanier nous offre sa connexion internet. Gmail ne s’ouvre pas. Hotmail si, ouf ; le temps qu’il faut mais on y arrivera. Le papier de la joie. De la paix. De la réconciliation franco-chilienne. Nous voilà officiellement autorisées à voyager avec notre père « dans tous les pays du monde, et au Chili » :) On passe ! … mais sans Nestor. Réconciliation boliviano-chilienne pour une autre fois…nous sommes livrés à nous même dans San Pedro de Atacama. Soit. C’est touristique. Plein de restaurants, de cafés et d’agences de voyage.


A 21h, visite du ciel. En français, par un français, seulement avec d’autres français. 2 heures et demi sous des ravissantes petites étoiles. Tandis que Clémence, Paule pardon, a préféré rester à l’hôtel. On identifie Pégase, le Cygne, le dauphin, la Couronne, Jupiter en début de nuit ; mais aussi plusieurs des signes du zodiaque. En fin de nuit, Orion. Ouf. Je finis par me retrouver. Dernière demi-heure avec télescopes : entre autre, une tache floue au milieu de l’objectif. Ou une jolie comète quand l’astronome nous en parle. Bilan : il me faut le même laser vert façon jedi que lui. Et j’en parle ici pour ne pas l’oublier.

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